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Billet

Traversée de la Mer Rouge

Par BCR Marne le lundi, 18 février 2008, 20:17


Le Canal de Suez


L’arrivée à Port Saïd en cette fin d’après-midi du 12 février marque la fin du transit dans la Grande Bleue. Quelques heures d’attente au mouillage pour laisser passer le convoi descendant et le pilote, l’inspecteur et les lamaneurs montent à bord. Il est 01h35, la MARNE appareille et se dirige vers le Canal. Le premier pilote, spécialiste des abords de Port Saïd et de l’entrée nord du Canal, laisse la place à un pilote qui nous accompagne jusqu’à Ismaïlia, au milieu du Canal. Quatre pilotes au total se succèderont. La navigation dans le Canal, large de 130 à 225 mètres, doit être précise. Le pilote veille.

Le long des quelque 190 kilomètres du Canal, le paysage est particulier. La rive ouest est verdoyante et habitée, celle d’est est désertique. De part et d’autre, des soldats postés à intervalles réguliers surveillent le Canal et voient défiler les convois, composés jusqu’à plus de trente navires.
Le Canal est interrompu par deux lacs, le Petit et le Grand Lac Amer. Le second permet aux bâtiments montant et descendant de se croiser ; la MARNE y a effectué un mouillage de quelques heures avant de rejoindre Suez en fin d’après-midi. La température n’y est déjà plus la même, ni l’état de la mer.
Bienvenue en zone maritime de l’Océan Indien !

Rencontre avec le Var



Si la Marne, la Meuse et la Somme peuvent facilement travailler ensemble à Toulon, il en est différemment avec le Var, le grand frère de quatre ans plus âgé que la Marne, dont la zone de présence s’étend de l’Asie à Suez. L’opportunité de se croiser en Mer Rouge a donc été exploitée et les deux Bâtiments de Commandement et de Ravitaillement (BCR) sont en vue l’un de l’autre au petit matin de ce 15 février. Le programme de cette journée d’entraînement mutuel commence avec un TRALOUR, soit un transfert de charge lourde.


La séparation en fin de transfert laisse place à un autre rapprochement, cette fois-ci de personnel. La pause méridienne est l’occasion d’échanger quelques membres d’équipage par hélicoptère, afin de partager un repas, mais surtout des informations sur la mission ou du retour d’expérience. Les Alouettes III de la Marne puis du Var effectueront plusieurs rotations entre les deux « sister ships ».

 

A l’issue d’un ultime exercice de défense aérienne, les deux bâtiments se séparent, l’un poursuit sa route vers le nord de la Mer Rouge, l’autre vers le sud. Mais parions que cette rencontre ne sera pas la dernière avant le mois de juin !

Touch and Go à Djibouti

L’extrémité sud de la Mer Rouge est resserrée ; c’est le détroit de Bab El Mandeb qui permet de la quitter pour atteindre dans le Golfe d’Aden, en passant entre le Yémen et l’Erythrée. Quelques heures de navigation supplémentaires et c’est l’accostage à Djibouti. L’escale sera cependant bien courte, moins de 24 heures. Si le terme Touch and Go s’applique pour les aéronefs qui redécollent à peine le sol touché, il pourrait aujourd’hui aussi s’appliquer à cette escale de la Marne. Mais c’est sans regret que le bâtiment repart ce 18 février. La mission est longue, il y aura à coup sûr une occasion de revenir ! Nous sommes maintenant pleinement dans l’Océan Indien, accompagnes de dauphins et tortues de mer.  

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Commentaires

1. Le samedi, 23 février 2008, 14:44 par chachoune57

merci pour ce super blog, ainsi on pourras suivre la mission car mon ptit frere et parmi l'équipage, un grand merci et bonne mission a tout les camarades...