« Communication de la passerelle, nous sommes aujourd’hui le lundi 11 janvier, le soleil est présent et la mer calme. Les activités de la journée seront…. ».
Placée au plus haut du bâtiment, afin d’avoir la meilleure vue possible sur la mer, la passerelle est le système nerveux du navire : c’est d’elle, en mer, qu’est dirigé le Siroco et c’est d’ailleurs en son centre que trône le fameux fauteuil du « Pacha », le commandant du navire.

Elle est animée par sept marins en temps normal, mais son effectif peut largement dépasser les douze personnes lorsque la bateau navigue dans des situations dangereuses : ravitaillement à la mer (RAM), navigation en eaux resserrées (NAVRES) en arrivant dans les eaux peu profondes. Ils sont tous, à l’exception bien entendu du commandant, sous les ordres de l’officier chef du quart (OCDQ). Celui-ci est responsable du suivi de la route ordonnée par le Pacha, du bon déroulement des opérations du bâtiment et de la sauvegarde du bâtiment.
Pour l’aider à mener à bien sa mission, l’OCDQ est assisté de six marins :
- le transmetteur d’ordres dit « TO », il est en contact avec le PC Machine, Electricité et Sécurité (PC MES) et lui transmet les ordres donnés par l’OCDQ : notamment l’allure.
- le barreur, chargé de suivre le cap donné par l’OCDQ. Son rôle lui demande une concentration de tous les instants, plus particulièrement pendant le « zérac » : le quart redouté de minuit à quatre heure du matin. Etant donné la difficulté de rester concentré pendant quatre heures d’affilées, et afin de prévenir d’éventuels accidents, les barreurs sont toujours deux et peuvent donc se relayer pendant le quart : « peut on effectuer une relève de quart ? », l’autre barreur jouant le rôle de planton lorsqu’il ne barre pas.
- l’adjoint de quart, chargé de s’occuper du positionnement du navire sur les cartes en faisant des points, de la bonne préparation des activités en suivant une chronologie particulière très stricte en fonction des situations grâce à des planchettes préétablies et des diffusions sur le bâtiment. Ainsi, la vie à bord est rythmée par des : « interdiction de circuler sur tout le bord, y compris sur les extérieurs, manœuvre aviation en cours », « la demi bordée Alpha au poste de navigation », « premier service paré, bonne appétit ». Il existe une diffusion particulière : le branle-bas. En fait, ce n’est ni plus ni moins que le réveil. Cependant, dans certaines circonstances, l’OCDQ peut permettre un réveil « en fanfare », avec une musique de son choix pendant une minute. C’est la minute pour que tout le monde se lève de bon pied, de bonne humeur, donc elle est très importante ! L’adjoint de quart est également chargé de la communication avec le reste du navire, en particulier la veille et les opérateurs radars du central opération (CO) : « A tous d’abri ».

- le planton qui assiste l’adjoint de quart en effectuant les diffusions et les communications lorsque ce dernier est occupé. La nuit, il est aussi chargé de réveiller, à la fin de chaque quart, les membres de l’équipage effectuant le quart suivant.
- les veilleurs, au nombre de deux : le chef de veille nautique et le veilleur. Placés dans un abri au dessus de la passerelle et équipés de jumelles, normales de jour et de vision nocturne la nuit, ils surveillent la zone autour du navire : bâtiments (notamment ceux n’apparaissant pas au radar car trop petits), objets flottants, etc. et en rendent compte à l’OCDQ.
