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Journaux de bord : Marine nationale

BH Lapérouse

Présentation

Le bâtiment hydrographique de deuxième classe (BH) Lapérouse a été construit par la Direction des Constructions Navales à Lorient.

  • Sur cale le 11 juin 1985
  • Lancé le 14 novembre 1986
  • Mis au service actif le 20 avril 1988

Au sein de la flotte du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM). Depuis sa mise en service, le Lapérouse est basé à Brest.

Missions

  • Placé sous le commandement opérationnel du chef d'état major de la marine, le bâtiment hydrographique Lapérouse navigue au profit de la mission hydrographique de l'Atlantique (MHA). Il opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique où il effectue des sondages bathymétriques, des recherches d'épaves et d'obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.
    Habituellement menées dans des eaux de souveraineté française, les campagnes peuvent aussi être conduites sur des zones plus éloignées, en accord avec les pays intéressés. Contrairement aux autres bâtiments hydrographiques de la série, la drôme du Lapérouse n'est pas constituée de vedettes hydrographiques mais de deux embarcations pneumatiques.

    En savoir plus sur le BH Lapérouse sur le site de la Marine nationale

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lundi, 27 avril 2009

Lundi 27 avril 2009.

Voici le dernier billet de la mission ZMATO 2009. En effet, après une escale de détente à Tenerife aux Canaries, où de nombreuses familles ont rejoint leurs proches pour profiter des charmes de cette île, le bâtiment s’est dirigé vers Casablanca au Maroc. Pendant le transit, quelques exercices d’entraînement et la récupération de trois marégraphes à Safi et Essaouira ont rythmé les journées.

Dernière escale de la mission, Casablanca a été marquée par des travaux hydrographiques de stéréopréparation, spatiopréparation et revue d’amers. Le bâtiment a quitté le port marocain le vendredi 24 avril au matin, pour transiter vers Brest.

L’arrivée au port base est prévue le mercredi 29 avril à 09h00. Nul doute que tous les marins attendent avec impatience de retrouver leurs familles.

Enfin, le bord tient à remercier l’aspirant Demassieux, le « midship », qui a fait vivre ce blog jusqu’à son départ, le 16 avril dernier.

mardi, 14 avril 2009

Mercredi 8 avril 2009

A la mer et à l’usage, le bâtiment vieillit. Les peintures s’écaillent, et des taches de rouille poussent comme des champignons un peu partout à bord. C’est un travail sans cesse renouvelé que de le garder en état.

Au vu du programme chargé qui attend le bâtiment dès son retour à Brest, l’équipage entreprend le maximum à la mer, profitant d’un transit sans activités hydrographiques. Une longue et belle escale attend tout le monde à Tenerife, alors chacun donne un coup de collier dans les travaux.

Sous la houlette de l’officier détail, le PM Trouilleau, le bâtiment fourmille d’activité du matin au soir. Sur les extérieurs et dans les coursives, on est assourdi par les coups répétés des marteaux qui piquent les points de rouille. Partout, il faut faire attention où poser ses pieds et ses mains, car la peinture est souvent fraiche.

Le principe de traitement d’une surface est le suivant : décapage de la vieille peinture, piquage et grattage de la rouille, chromatage (un antioxydant), puis peinture. Dans son application, c’est un travail fastidieux et titanesque.

Néanmoins, le travail accéléré de ces derniers jours porte ses fruits et le bâtiment retrouve peu à peu un éclat de jeunesse, qui sera peaufiné à quai en préparation de l’inspection générale (IG).

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Le MT Picquel en train de piquer la rouille du guindeau.

ENT2.jpg Le MT Pla, occupé à chromater la plage arrière.

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Le SM Raguenes, qui repeint le cône venturi de l’huricanne.

vendredi, 10 avril 2009

Relocalisation de plates-formes au milieu des champs pétrolifères nigérians.

Ce matin là, nous quittions l’île de Bioko pour transiter vers Cotonou. Ce transit-ci ne ressemblerait pourtant en rien aux précédents. Dès l’aube, en effet, la diffusion générale nous le rappelle :

« Poste de mise en garde, poste de mise en garde... »

En effet, ce transit nous conduit au cœur des champs pétrolifères au large du Nigéria, où un important travail de relocalisation des plates-formes est nécessaire pour la sécurité nautique des navigateurs. Cible récurrente de la piraterie, la zone est considérée comme à risque, et le bâtiment se pare en conséquence.

Le poste de mise en garde est relativement contraignant pour l’équipage. Les équipes tournent par bordée (et font donc un quart sur deux, contre un sur quatre en temps usuel). Il y a en permanence du personnel sur les armes, et un binôme de pompiers lourds parés à s’équiper au PC de zone. La veille est renforcée, avec un chef de défense à vue qui classe les pistes et transmet les informations à la passerelle. Et surtout, le poste de mise en garde permet de passer au poste de combat en un minimum de temps en cas d’agression.

Au loin, les premières plateformes apparaissent. Dans la grisaille du matin, ces gigantesques insectes de métal déploient leurs antennes. Masses brutes de métal au cœur de la mer, la présence humaine paraît ici plus artificielle qu’en bien des endroits.

PF4.jpg Une plateforme dans toute sa splendeur

Les travaux commencent : en passerelle, les hydrographes travaillent de concert avec le chef du quart et le photographe.

PF1.jpg La passerelle est bondée, le travail bat son plein

Mais au dehors, le temps se dégrade. Le ciel noircit et l’horizon perd toute couleur. L’atmosphère devient dantesque. Le feu des torchères s’insère dans cette météo de fin du monde. Pour les esthètes, cette ambiance est magnifique. Mais elle condamne rapidement les travaux. La visibilité s’effondre, et le vent se lève. En passerelle supérieure, et sur les ailerons, les veilleurs essuient les premiers grains. Ils devront rentrer s’abriter, car le grain devient vite tempête. En fin de matinée, le vent atteint les 50 nœuds.

PF2.jpg Des ombres dans l’orage

Peu à peu, Neptune s’apaise et le travail peut reprendre jusqu’à la tombée de la nuit.

mardi, 7 avril 2009

Lundi 6 avril 2009

L’équipe hydrographique du Lapérouse

L’équipe du Groupe Hydrographique de l’Atlantique (GHA, entité du SHOM), embarquée à bord du Lapérouse est composée de 10 personnes.

Le représentant du directeur à bord est l’IETA Jonathan Mouton, ingénieur hydrographe.

L’équipe hydrographique est composée du maître Ronan Mahé, chef d’équipe, et de 5 hydrographes : les maîtres Grégory Gueguen, Xavier Romary, David Loudéac, les seconds maîtres Paul Velut et Yoann Boulaire.

Le maître Steve Vaillant est chargé du soutien informatique.

Le major Eric Cornille dirige la partie logistique de l’équipe. Il a pour adjoint le quartier-maître Jérémy Gaschet.

Cette équipe constitue la partie scientifique du bateau, qui mène à bien la collecte de toutes les données hydrographiques, terrestres comme maritimes, pour mettre à jour l’information nautique et les cartes marines.

Hydros.jpg

L’équipe embarquée du GHA sur le Lapérouse

Le secteur « SIC » (systèmes d’information et de communication)

Peu nombreux, le personnel SIC est responsable de l’exploitation des liaisons avec l’extérieur comme des liaisons internes au bâtiment. Depuis le PC Telec, les spécialistes des transmissions prennent réception des vacations puis délivrent les messages à l’ensemble de l’équipage. A l’inverse, ce sont également eux qui centralisent tous les messages en émission.

Certains de ces messages pouvant être confidentiels, le PC Telec reste l’un des locaux les plus surveillés du bord, et les SIC sont eux-mêmes tenus à la discrétion sur les informations qu’ils manipulent.

Le chef du secteur SIC est l’EV2 Coquin

Les deux SIC du bord (ou tac-tac) sont le PM Auffret et le SM Jézéquel.

SIC.jpg Le secteur SIC du BH Lapérouse

Le secteur « vie courante »

Responsable de la bonne marche du quotidien, le secteur vie courante officie depuis le BSC. Il tient a jour les registres de l’ensemble du personnel, gère les arrivées, les départs et autres questions administratives. Au quotidien, c’est ce secteur qui établit la feuille de service, qui rythme toutes les activités prévues dans la journée.

A bord, ce secteur est composé du capitaine d’armes et de deux fusiliers. Il prend également en charge l’entretien des armes, le contrôle des munitions et la formation au tir du personnel.

Le chef du secteur vie courante est le capitaine d’armes, le PM Trouilleau

Les deux fusiliers : les SM Le Stang et Lesellier

(Le CSD, qui vise la feuille de service)

BSC.jpg Le secteur vie courante du BH Lapérouse

vendredi, 3 avril 2009

Le service flotteur-mobilité du BH Lapérouse

Une mission de plusieurs mois sollicite fortement un bâtiment comme le Lapérouse. Les moteurs, les DA, les frigo-air, les électropompes sont autant d’installations qui nécessitent une constante vigilance et de nombreuses interventions. C’est le rôle principal du service flotteur-mobilité : maintenir le bâtiment en état de naviguer. A la mer, un chef de quart machine, (officier de quart navire), installé au PC machine (également PC sécurité) porte la responsabilité de la propulsion et des installations annexes. Il contrôle et ajuste au mieux les paramètres afin de répondre en toute sécurité aux besoins de la navigation. Pour l’assister, un rondier descend toutes les heures faire les relevés directement sur les installations, au milieu du bruit et de la chaleur. En escale, c’est avec les hydrographes la partie de l’équipage la plus sollicitée. En effet, comme réparer à la mer est contraignant, rares sont les escales sans intervention sur les installations. Il faut alors jongler entre la mécanique et l’approvisionnement en pièces, qui donne parfois lieu à de mauvaises surprises

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Le QM Ketchati, le SM Guimpied et le PM Bars remplacent une pièce du collecteur d’échappement.

C’est également ce service qui veille à l’approvisionnement en gazole du bâtiment, opération toujours délicate et sévèrement contrôlée, le marché du gazole étant très folklorique dans les ports du golfe de Guinée.

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Le SM Lalanne surveille un ravitaillement de gazole à Cotonou

Membres du service flotteur-mobilité Chef de service et COMANAV : MP Le Hir Secteur Machine : - Chef de secteur : PM Bars - SM Guimpied - SM Lalanne - QM1 Ketchati Secteur Electricité : - Chef de secteur : SM Cloarec - SM Martineau - QM1 Lesort-Pajot Secteur Extérieurs : - Chef de secteur : SM Raguenes - SM Tual - SM Courtel

MECA3.jpg

Le service Flomob au PC machine

lundi, 30 mars 2009

Dimanche 29 mars 2009

Le Lapérouse au secours du Rosalina

Le jeudi 19 mars, au soir, alors que le bâtiment se trouvait en travaux hydrographiques sur le plateau d’Escobar, on nous informe qu’un navire en détresse a été perdu à l’est de l’ile de Principe, soit à 60 nautiques au sud de notre position. Dans la foulée, la décision est prise de se rendre sur les lieux.

Perdu la veille, le bâtiment nous était décrit comme à la dérive (à environ 1,5 nœuds). Le bord a donc déterminé une position estimée pour le début des recherches, en fonction des éléments qui nous étaient retransmis et des observations que nous avions faites dans la journée.

L’affaire fut rondement menée, puisque à 2 heures du matin, à peine sur zone, nous prenions contact avec le caboteur perdu, par VHF. Un rapide état des lieux s’ensuivit, nous apprenant que le caboteur, au nom de Rosalina, était immobilisé suite à une avarie de son pas d’hélice, bloqué à zéro. Nous prîmes de plus amples informations, en attendant le petit matin, comme le nombre exact de personnes à bord (9 passagers, dont une femme, et 20 membres d’équipages), et leur état de santé.

Rosalina1.jpg Premiers contacts avec le Rosalina

Après une série de tractations avec l’armateur du Rosalina, le Lapérouse reçut le vendredi midi la consigne de préparer le remorquage du Caboteur. Une équipe mixte, comprenant le Bosco, l’officier de manœuvre et l’équipe de visite fut envoyé à bord, afin d’évaluer la faisabilité de ce remorquage. L’équipe fut accueilli chaleureusement par l’équipage du Rosalina, et repartit, non sans avoir laissé auparavant eau et nourriture sur le caboteur.

Rosalina2.jpg Une expertise sous haute protection, mais dans la bonne humeur

Le bilan de cette première expertise était mitigé. Sans ligne de mouillage disponible, le Rosalina ne possédait pas non plus de chaumards propres à supporter un remorquage de longue durée. Néanmoins, une solution peu conventionnelle finit par emporter l’adhésion de tous les acteurs du bord. Cette solution offrait le maximum de sécurité possible, dans la mesure de nos possibilités. Ayant reçu entre-temps l’ordre de procéder au remorquage, elle fut adoptée.

La nuit arrivant, la prise de remorque fut reportée au lendemain à l’aube. Avec deux jours supplémentaires de dérive, ce remorquage s’étendrait sur 70 nautiques. La prise de remorque se déroula sans incident, même si elle fut très impressionnante. Le Lapérouse était en effet contraint de se placer au plus près du Rosalina pour le passage de la remorque.

Rosalina3.jpg Le délicat passage de la remorque.

Après 20 heures de remorquage, sur propulsion électrique afin de ne pas encrasser les moteurs de propulsion, nous arrivâmes en baie de Santo Antonio, à Principe, où un bâtiment affrété par l’armateur du Rosalina devait le prendre en charge. Le dit bâtiment, quand il apparut, s’avéra incapable de poursuivre le remorquage. La décision fut donc prise de faire mouiller le Rosalina dans la baie, où il pourrait bénéficier de l’aide des autorités locales, en attendant la venue d’un plus gros remorqueur.

Le dimanche 22, au matin, une dernière équipe fut donc envoyée à bord du caboteur, afin d’organiser le mouillage et le largage de la remorque. Equipe qui fut rejoint par l’infirmier, l’un des passagers du Rosalina étant tombé malade. Le mouillage et le largage s’étant déroulés sans encombres, et le Rosalina se trouvant en sécurité, le Lapérouse fila vers le nord, afin de reprendre au plus vite les travaux hydrographiques.

vendredi, 27 mars 2009

Vendredi 27 mars 2009

L’équipage du Lapérouse (partie 2) : L’état major et le secteur DAG.

Les officiers du Lapérouse :

Il y a cinq officiers sur le Lapérouse :

Le LV Daré, commandant du bâtiment depuis septembre dernier.

L’IETA Mouton, adjoint au directeur du GHA et responsable des missions hydrographiques du Lapérouse.

L’EV1 Rivière, commandant en second, COMAEQ et chef du service CMA (chef de quart).

L’EV2 Coquin, officier en troisième, COMOPS, chef du service pont, chef de quart.

L’Asp Demassieux, officier en quatrième, midship.

officiers.jpg Les officiers du BH Lapérouse

Le secteur DAG (manœuvriers) :

Le royaume de ce secteur, ce sont les plages. C’est là que les maneu expriment tout leur talent, lors des diverses manœuvres. A l’appareillage, à l’accostage, au mouillage et lors des nombreuses manœuvres en mer (transfert de courrier, remorquages, mise à l’eau d’embarcations), ils organisent le passage des aussières, des câbles, et la mise en œuvre de la ligne de mouillage.

Hors manœuvres, ils effectuent du quart en passerelle, en tant que barreur/veilleur. Ils jouent également un grand rôle dans l’entretien du bâtiment. Chaque jour, il leur faut piquer, meuler, et repeindre des surfaces que le sel marin attaque sans relâche.

Ce sont également eux qui, généralement, prennent le commandement des zodiacs : le patron de zodiac, qui est en effet responsable de son embarcation et du personnel y embarquant, est normalement un manœuvrier.

Membres du secteur DAG :

Chef de secteur :

Le maître Pla

Adjoint au chef de secteur :

Le maître Picquel

Manœuvriers :

- QM1 Poyer

- QM2 Rouesnel

- QM2 Godeau

- Mot Robichon

- Mot Bigonneau

DAG.jpg Le secteur DAG du BH Lapérouse.

jeudi, 19 mars 2009

Mardi 17 mars 2009

Escale à Lomé : travaux et exercices.

Deux principales activités sont à noter lors de cette escale, et des jours qui l’entourent. Les travaux hydrographiques pour le Togo, et les activités en commun avec la marine togolaise.

Les travaux hydrographiques ont débuté bien en amont du Togo. Au large du Ghana, nous avons fait route depuis la plaine abyssale jusqu’au ras des côtes togolaises, afin de mieux cerner la limite du plateau continental togolais. Nous avons également contrôlé le bon enfouissement du gazoduc devant Lomé.

Les travaux à terre, avaient le même but qu’à San Pedro : redessiner les cartes à l’aide d’images aériennes. Avec un petit plus : le don de courantomètres au Togo. Un pour le port de Lomé, et deux pour le terminal de Kpémé, importante zone de chargement de phosphates, ressources minières principales du Togo.

DSC00595.jpg Le major Cornille surveille la station GPS

En plus de tous ces travaux, le bord a étroitement collaboré avec la marine Togolaise pendant l’escale. Outre un match de foot des plus amicaux, le bâtiment a en effet prêté main forte au Mono, patrouilleur togolais, pour une journée d’exercices à la mer. Evolution tactique (Evolex), transfert de courrier (Tracou), exercice de recherche d’un bâtiment suspect (Surfex), puis interrogation et visite du navire (Visitex) ont occupé les deux bâtiments du lundi midi au mardi matin. Des heures éprouvantes mais enrichissantes pour les deux navires, tous deux satisfaits de ces exercices.

DSC00393.jpg DSC00425.jpg Exercice Tracou et Evolex avec le patrouilleur Mono.

A terre, lors du repas officiel et du cocktail, ce fut ce même sentiment de camaraderie et de proximité qui a transparu, tout comme lors du repas organisé par la base navale de Lomé à l’intention de l’état major de la marine togolaise et des membres d’équipage du Lapérouse.

L’escale elle-même, dans son aspect loisir, fut l’occasion pour l’équipage de découvrir le Togo traditionnel, avec plusieurs excursions dans l’arrière pays. Du charme un peu angoissant des motos-taxis à la saveur particulière du vin de palme, les occasions de se dépayser furent encore une fois nombreuses, et c’est avec plein de souvenirs (certains très volumineux) que le bâtiment a repris la mer pour une autre aventure : le passage de la ligne.

mercredi, 18 mars 2009

Jeudi 12 mars

L’équipage du Lapérouse : partie 1

Le secteur conduite du navire (tim) :

Il s’agit de la fraction de l’équipage dédiée à la sécurité nautique du bâtiment et à la navigation.

En passerelle, à la mer, l’équipe de quart est composée de quatre personnes. Un chef de quart, qui dirige l’équipe passerelle, et, par délégation du commandant, veille à la bonne tenue des routes, à la sécurité du bâtiment, ainsi qu’au bon déroulement du service courant et des activités prévues. Il dispose pour l’aider d’un adjoint, le timonier, responsable de la tenue des journaux et de la table à carte. Ces deux postes dédiés au secteur conduite du navire sont complétés par un barreur et un veilleur, fournis par une autre spécialité.

A quai, ce sont également eux qui préparent les prochaines routes, et entretiennent tous les documents de navigation. Ainsi, chaque semaine, les timoniers reportent sur les cartes les modifications que le SHOM nous transmet par message.

Les membres de ce secteur sont :

L’EV2 Coquin, officier en troisième, chef du service pont et chef de quart. Le PM Trouilleau, officier de manœuvre et chef de quart. Le MTS Carlon, chef du secteur TIM et chef de quart. Le SM Ducrot, chef de quart. L’ASP Demassieux, les QM Franchi, Cortes et Le Berre, le MOT Ogloblinsky, timoniers.

TIM.jpg

Le secteur commissariat-santé-photographe.

C’est le secteur essentiel au bien-être de l’équipage à bord. Il est dirigé par le maître Kermarrec, le commis du bord. Le commis est chargé de l’approvisionnement du bâtiment, et de la bonne gestion des vivres à la mer. Une tâche complexe, qui impose une organisation pointilleuse des frigos du bord. Un cuisiner, le maître Carton, et un boulanger, le matelot Saindou, sont chargés de préparer la nourriture pour l’ensemble de l’équipage. Deux maîtres d’hôtels, les matelots Sassier et Gueguen, leur prêtent main forte, en plus d’assurer le service aux carrés commandant et officiers mariniers.

L’infirmier, appelé affectueusement le « Sorcier », le maître principal Milet, veille à la bonne santé de l’équipage, ainsi qu’à l’approvisionnement en médicaments (tout l’équipage suit un traitement préventif contre le paludisme). Il donne également des conférences de premiers secours pour que chacun reste informé. Enfin, c’est l’officier distraction du bord, en charge des festivités diverses.

Ce service comprend enfin un secrétaire, le matelot Cayrel, et un photographe, le SM Davesne, qui assure la couverture photographique de la mission, et réalisera un film de fin de mission.

CMA.jpg

lundi, 16 mars 2009

Réunion cohésion au cercle de la marine au profit des familles du LAPEROUSE.

Le Bureau de Liaison des Familles de Brest, en collaboration avec l'Action Sociale des Armées de Brest, organise au profit des familles des marins du BH "LAPEROUSE", une réunion de cohésion avec diffusion d'un film sur la mission du bâtiment, le mercredi 25 mars 2009 à 14h30 au cercle de la marine (espace Océan) - 13 rue Yves Collet à Brest. Pensez à vous inscrire avant le jeudi 19 mars - soit par téléphone : 02 98 22 11 13 - soit par mail : blf.brest@fr.oleane.com en précisant le nombre d'adultes et d'enfants qui seront présents.

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